La Banque mondiale double son engagement dans le domaine des TIC en Afrique : 2 milliards de dollars
La Banque mondiale a annoncé aujourd’hui, au sommet de l’initiative Connecter l’Afrique qui se tient au Rwanda, qu’elle prévoit de doubler le montant de son engagement dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique, et de porter son programme d’investissement, qui a mobilisé 1 milliard de dollars ces cinq dernières années, à 2 milliards de dollars d’ici à 2012. Le financement sera assuré par ses trois organismes de financement : la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Il continuera de promouvoir la participation du secteur privé, tout en appuyant des partenariats public-privé pour remédier aux insuffisances du marché, priorité étant donnée à la fourniture d’un accès abordable à l’Internet à haut débit.

 

Au cours des de la décennie écoulée, un montant de 25 milliards de dollars a été investi dans le

La Banque mondiale a annoncé aujourd’hui, au sommet de l’initiative Connecter l’Afrique qui se tient au Rwanda, qu’elle prévoit de doubler le montant de son engagement dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique, et de porter son programme d’investissement, qui a mobilisé 1 milliard de dollars ces cinq dernières années, à 2 milliards de dollars d’ici à 2012. Le financement sera assuré par ses trois organismes de financement : la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Il continuera de promouvoir la participation du secteur privé, tout en appuyant des partenariats public-privé pour remédier aux insuffisances du marché, priorité étant donnée à la fourniture d’un accès abordable à l’Internet à haut débit.

 

Au cours des de la décennie écoulée, un montant de 25 milliards de dollars a été investi dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) en Afrique subsaharienne, par le secteur privé essentiellement, ce qui représente un tiers environ de l’investissement direct étranger dans la région. La téléphonie mobile en particulier y connaît un développement spectaculaire, dû en grande part à l’ouverture des marchés des TIC sur le continent.

 

L’enjeu consiste désormais à reproduire la réussite de la téléphonie mobile et à mobiliser des investissements massifs pour développer l’accès Internet à large bande. À ce jour, moins de 1 % de la population africaine dispose d’un accès à haut débit, alors que ce taux s’élève à 30 % dans de nombreux pays.

 

« Il faut remédier à ce déficit d’accès pour que l’Afrique puisse se connecter à l’économie mondialisée et utiliser les TIC pour améliorer les services publics, vaincre la pauvreté et favoriser l’intégration régionale » a déclaré Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale lors d’un discours télévisé retransmis au Sommet.

 

Le financement de la Banque mondiale appuiera les partenariats entre les pouvoirs publics et les entreprises afin de combler les lacunes auxquelles le marché ne remédie pas, notamment la connectivité en zone rurale et dans les petites agglomérations. Le Programme régional d’infrastructure de communications d’un montant de 424 millions de dollars récemment approuvé aidera les gouvernements de jusqu’à 25 pays d’Afrique orientale et australe à s’associer à des opérateurs de télécommunications privés dans le but d’investir conjointement dans l’infrastructure d’Internet à haut débit.

 

Un financement de l’IFC continuera de soutenir les entreprises africaines privées de télécommunications et de technologies de l’information, ainsi que de grands projets d’infrastructure tels que le système de câble sous-marin de l’Afrique de l’Est (EASSy) – en association avec d’autres partenaires, dont la Banque africaine de développement. L’IFC encouragera par ailleurs les investissements dans de nouvelles applications telles que la banque mobile. Cet emploi innovant de la technologie ouvre d’immenses possibilités à la prestation de services sociaux et financiers, dans les zones rurales notamment.

 

infoDev, un partenariat multibailleur établi à la Banque mondiale, continuera de favoriser la création de produits du savoir et le renforcement des capacités pour l’Afrique. Une enquête portant sur les TIC dans le secteur de l’éducation vient d’être publiée, qui recense les projets en cours dans les 53 pays africains ; un programme de renforcement des capacités va par ailleurs améliorer l’aptitude des régulateurs africains à gérer efficacement la concurrence sur leurs marchés des TIC.

 

Le Sommet Connecter l’Afrique, qui aura lieu à Kigali (Rwanda) les 29 et 30 octobre prochains sous le haut patronage du Président rwandais, M. Paul Kagame, a pour objectif d’obtenir des engagements concrets du secteur privé, des gouvernements et des institutions de financement du développement pour que toutes les capitales et grandes villes africaines soient connectées à l’Internet à haut débit à l’horizon 2012.

 

 source : © 2007 Le Groupe Banque mondiale

Dernière mise à jour : ( 08-12-2007 )