Le port de Hambourg fait une entrée en Bourse triomphale
a la recherche de capitaux pour moderniser et agrandir son port, Hambourg a gagné son pari. Après plus de deux ans d'atermoiements, la société Hamburger Hafen und Logistik AG (HHLA), gérante du port et contrôlée par la ville-Etat, a fait coter 30 % de son capital et réalisé,
A la recherche de capitaux pour moderniser et agrandir son port, Hambourg a gagné son pari. Après plus de deux ans d'atermoiements, la société Hamburger Hafen und Logistik AG (HHLA), gérante du port et contrôlée par la ville-Etat, a fait coter 30 % de son capital et réalisé, vendredi 2 novembre, une entrée en Bourse triomphale : le titre s'est vendu à 59 euros, soit 11 % de plus que le prix d'introduction fixé à 53 euros. C'est un "jour historique", ont affirmé de concert les ministres des finances et de l'économie de Hambourg, Michael Freytag et Gunnar Uldall.

 


Les investisseurs institutionnels ont acquis 80 % des actions émises tandis que les 20 % restant revenaient à des actionnaires privés, aucun ne disposant d'une minorité de blocage. La cité hanséatique avait imaginé tout d'abord céder 49,9 % du capital à un investisseur privé. Mais, devant l'opposition des dockers, le montage boursier a pris le pas. Le syndicat Verdi s'est quant à lui rallié à ce compromis évitant que "le port soit vendu à n'importe qui".

 

COMPÉTITION ACCRUE

 

La somme récoltée (1,17 milliard d'euros) doit être investie pour permettre à Hambourg de rester à la pointe du commerce maritime. Deuxième port européen derrière Rotterdam, Hambourg occupe la huitième place mondiale pour le trafic de conteneurs. A 110 km des côtes, il jouit d'une situation privilégiée, au croisement de liaisons maritimes, ferroviaires et autoroutières. Plaque tournante du commerce avec la Chine et l'Europe de l'Est, le port est soutenu par la puissance des exportations allemandes. Mais il doit faire face à une compétition accrue. Le transport de conteneurs a enregistré une croissance de 11 % en 2006, tirée par le dynamisme des ports asiatiques. "Si nous voulons rester dans la course, nous devons développer nos infrastructures", a assuré M. Uldall.

D'ici à 2015, HHLA veut faire transiter par ses trois terminaux à Hambourg 18 millions de conteneurs, soit le double du trafic actuel. Quelque 3 milliards d'euros doivent financer ces investissements, à la fois dans les terminaux et l'infrastructure terrestre. L'entreprise, qui gère aussi les ports de Lübeck en Allemagne et Odessa en Ukraine, bénéficie déjà d'une bonne santé financière. D'autres sociétés de gestion et d'exploitation portuaire ont eux aussi opté pour la même stratégie. Dalian Port et Tianjin Port Development en Asie se sont ouverts au marché en janvier, et le géant Dubai Ports World va introduire en Bourse 20 % de son capital dans le courant du mois de novembre.

 

source : monde.frImage

Dernière mise à jour : ( 06-11-2007 )